"Ça fait du bien de pouvoir enfin en parler."
C'est ce que j'entends le plus souvent à la fin de chaque session. Parfois avec un soupir de soulagement, parfois avec un sourire un peu étonné, comme si le simple fait d'avoir parlé librement de sa sexualité était déjà, en soi, quelque chose d'inhabituel.
C'est souvent le cas. Les hommes parlent peu de leur sexualité. Pas entre amis, pas en famille, rarement chez le médecin. Et encore moins de ce qui les questionne vraiment, de ce qui les préoccupe, de ce qu'ils vivent en silence depuis des années.
Les groupes de parole que j'anime chaque mois sont nés de ce constat.
Ce sont des sessions en visio, d'une heure trente, réservées exclusivement aux hommes. Un thème est annoncé à l'avance. Les fantasmes, la pornographie, les caresses, l'érection, et d'autres encore à venir...
Ce qui rend ces groupes différents, c'est l'anonymat total. La caméra reste éteinte. Chacun participe sous un pseudonyme de son choix. On m'entend, on me voit, mais les participants ne se voient pas entre eux.
Ce dispositif n'est pas un détail. Il change tout. Il permet de dire des choses qu'on ne dirait pas autrement, dans un espace où la peur du jugement disparaît presque entièrement.
Ce n'est pas non plus une thérapie de groupe. Je n'interviens pas pour accompagner individuellement chacun pendant la session. Mon rôle est d'animer, de donner la parole à chacun, de veiller à ce que le temps de parole soit respecté, pour que chaque homme ait vraiment le temps de dire ce qu'il est venu dire, de déposer ce qu'il porte.
Et de comprendre, aussi, ce que sa présence ce soir-là sur ce thème précis lui dit de lui-même.
Ce qui se passe pendant la visio
Ce qui surprend le plus les participants, c'est de se découvrir normaux.
Pas dans le sens d'une validation artificielle. Dans le sens concret, vécu, d'entendre d'autres hommes parler des mêmes doutes, des mêmes questions, des mêmes pratiques qu'on croyait honteux ou anormaux. Et de réaliser qu'ils ne sont pas les seuls. Qu'ils ne sont pas bizarres. Qu'ils ne sont pas défaillants.
Cette normalisation par les pairs est quelque chose qu'aucune consultation individuelle ne peut tout à fait reproduire. C'est une expérience collective, et c'est précisément sa force.
Ce que j'entends aussi, c'est que ça devrait se faire plus souvent. Que les hommes manquent d'espaces comme celui-là, des espaces où ils peuvent parler de leur sexualité sans performance, sans façade, sans avoir à paraître sûrs d'eux.
Pourquoi ces thèmes ?
Les thèmes sont choisis parce qu'ils reviennent souvent en consultation, parce qu'ils sont peu abordés ailleurs, et parce qu'ils touchent à des questions que beaucoup d'hommes se posent sans jamais trouver l'espace pour le faire.
Les fantasmes. La pornographie et son influence sur la sexualité réelle. L'art des caresses et l'attention portée au corps de l'autre. L'érection et tout ce qu'elle charrie de pression et d'attentes.
Chaque thème est une porte d'entrée. Ce qu'on aborde derrière cette porte, c'est toujours la même chose : ce que ça veut dire d'être un homme dans sa sexualité aujourd'hui.
Pour qui ?
Pour tout homme qui se pose des questions sur sa sexualité, qui traverse une période de questionnement, qui veut simplement entendre d'autres hommes parler librement de ce sujet.
Pas besoin d'être en difficulté. Pas besoin d'avoir un "problème". La curiosité suffit.
Et pas besoin de se déplacer, la visio permet de participer depuis chez soi, dans l'intimité de son propre espace.
Les sessions ont lieu une fois par mois, de 20h à 21h30.
Inscription via le formulaire sur monfort-therapie.fr ou par email directement.
Le thème du prochain groupe est annoncé sur le site et sur les réseaux sociaux.