Dans notre société, le plaisir est souvent relégué au second plan.
Il est perçu comme secondaire, optionnel, parfois même suspect. Beaucoup de personnes apprennent très tôt qu’il faut d’abord être efficace, responsable, performant, utile… et seulement ensuite, éventuellement, se faire plaisir.
Pourtant, le plaisir n’est pas un caprice.
Il joue un rôle fondamental dans l’équilibre du corps et de l’esprit.
Lorsqu’il est présent, le corps se régule, l’esprit s’apaise, les tensions diminuent.
Lorsqu’il est absent, empêché ou vécu sous contrainte, des déséquilibres peuvent apparaître : fatigue, stress chronique, irritabilité, perte d’élan vital, troubles du désir ou de l’intimité.
Dans cet article, nous allons explorer pourquoi le plaisir est un véritable allié pour la santé, pourquoi il est parfois difficile d’y accéder, et comment un accompagnement peut aider à retrouver une relation plus apaisée à son corps et à ses ressentis.
Quand on évoque le plaisir, beaucoup pensent immédiatement à quelque chose d’intense, spectaculaire ou rare. Or, le plaisir ne se limite pas à cela.
Le plaisir peut être :
-une sensation corporelle agréable,
-un sentiment de détente,
-une émotion positive,
-un moment de présence à soi,
-une sensation de sécurité intérieure.
Il peut être discret, simple, quotidien.
Il n’a pas besoin d’être visible ou démonstratif pour exister.
???? Le plaisir est avant tout un signal envoyé par le corps pour indiquer que quelque chose est juste, soutenant, nourrissant.
Lorsque le corps vit un moment de plaisir, le système nerveux autonome s’oriente vers un mode de repos et de récupération. La respiration devient plus profonde, les muscles se relâchent, le rythme cardiaque s’apaise.
Cela permet :
-une diminution du stress,
-une meilleure récupération physique,
-une réduction des tensions musculaires.
À l’inverse, l’absence prolongée de plaisir maintient le corps dans un état d’alerte constant, souvent à l’origine de douleurs, de fatigue ou de troubles fonctionnels.
Le stress chronique est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de déséquilibre de santé. Il impacte le sommeil, l’immunité, la digestion, l’humeur.
Le plaisir agit comme un contrepoids naturel au stress :
-il favorise la détente,
-il aide le corps à relâcher les hormones de tension,
-il soutient un sentiment de sécurité intérieure.
Sans espaces de plaisir, le corps n’a plus de moments pour se réguler.
Le plaisir permet de ressentir, d’éprouver, de se reconnecter à soi.
Il participe à l’équilibre émotionnel en offrant des moments de ressourcement.
Lorsqu’une personne s’autorise à ressentir du plaisir :
-elle renforce son lien à elle-même,
-elle nourrit son estime personnelle,
-elle soutient son sentiment d’exister pleinement.
Certaines personnes vivent une grande difficulté à accéder au plaisir. Cela peut se manifester par :
-une sensation de vide,
-une indifférence aux sensations agréables,
-une culpabilité dès qu’un moment agréable apparaît,
-une impression de ne jamais “profiter”.
Ce blocage n’est jamais un hasard.
Il est souvent lié à l’histoire personnelle, à l’éducation, à des expériences passées ou à une charge mentale excessive.
Beaucoup ont grandi avec des messages implicites ou explicites :
-“Il faut mériter le plaisir”
-“Le plaisir rend faible”
-“Penser à soi, c’est être égoïste”
-“Il y a des choses plus importantes à faire”
Ces croyances s’inscrivent profondément et peuvent rendre l’accès au plaisir difficile, voire inconfortable.
Chez de nombreuses personnes, notamment les femmes, la charge mentale laisse peu de place au plaisir. Le corps est en permanence mobilisé par les obligations, les responsabilités, l’anticipation.
Dans cet état, le plaisir n’est pas prioritaire.
Il devient parfois inaccessible.
Pour certaines personnes, le plaisir a été associé à une attente, une performance ou une obligation. Dans ces conditions, il cesse d’être une ressource et devient une source de tension.
Dans la vie intime, le plaisir joue un rôle central.
Il ne s’agit pas d’un objectif à atteindre, mais d’un ressenti à accueillir.
Lorsque le plaisir est absent ou contraint, cela peut générer :
-une distance émotionnelle,
-un sentiment de devoir,
-une déconnexion corporelle,
-une perte de désir.
Un accompagnement permet de redonner au plaisir sa juste place : ni exigence, ni performance, mais une expérience personnelle et respectueuse.
Retrouver une relation apaisée au plaisir ne se fait pas en forçant.
Cela demande souvent de :
-ralentir,
-écouter ses sensations,
-identifier ses freins,
-comprendre son histoire.
Le plaisir revient souvent lorsque la sécurité intérieure est restaurée.
Un accompagnement permet de :
-mettre des mots sur ce qui empêche le plaisir,
-se reconnecter progressivement au corps,
-identifier les croyances limitantes,
-retrouver un rapport plus doux à soi.
Il ne s’agit pas de “faire plus”, mais souvent de faire autrement.
Le plaisir est un indicateur précieux.
Il renseigne sur l’état du corps, de l’esprit et de la relation à soi.
Lorsqu’il est présent, même de façon discrète, il soutient l’équilibre global.
Lorsqu’il est absent, le corps cherche souvent à signaler un besoin d’attention.
Le plaisir n’est ni superflu ni secondaire.
Il fait partie intégrante de la santé physique, émotionnelle et relationnelle.
S’autoriser à explorer sa relation au plaisir, c’est s’offrir la possibilité de mieux se comprendre, de s’apaiser et de retrouver un lien plus vivant avec soi-même.
Si vous ressentez une difficulté à accéder au plaisir, une déconnexion de votre corps ou une fatigue émotionnelle persistante, un accompagnement peut vous aider à y voir plus clair.
Prendre rendez-vous, c’est s’accorder un espace d’écoute, de respect et de compréhension, pour avancer à votre rythme, en toute confidentialité.